Jef Klak – Naissance d’une revue de critique sociale et d’expérience littéraire

Cher.e.s ami.e.s & compagnons de route,

​Depuis près de deux ans maintenant, et pour beaucoup d’entre vous, on vous rabâche régulièrement les oreilles avec Jef Klak. Eh bien, Jef Klak est (enfin) né aujourd’hui.

Jef Klak, c’est une revue papier de “critique sociale et d’expériences littéraires” avec 304 pages en technicolor qui hybrident joyeusement reportages, nouvelles, poésies, traductions, photos, illustrations, BD, chroniques…

Le numéro 1, intitulé Marabout, est désormais disponible en librairie (16 euros) et aborde la magie, les relations entre croire et pouvoir. Les premières pages, le sommaire( à découvrir ici ) et l’édito ci-dessous font office de présentation de notre ovni de papier.

Jef Klak, c’est aussi un site internet, www.jefklak.org. Projet éditorial à part entière, vous pourrez y feuilleter cette semaine un portfolio sur les camps de protestation palestiniens, lire des entretiens autour du travail social ou de l’islamophobie, redécouvrir les réflexions d’un architecte du mouvement surréaliste, etc.

Jef Klak c’est également un journal mural et un disque de création sonore de 80 min. téléchargeable sur notre site internet.

Mais Jef Klak, c’est surtout un collectif, rassemblant une vingtaine d’individus issus pour certains des médias indépendants comme Revue Z, CQFD et Article XI ou encore de collectifs de photographes tels Sub.Coop ou Tendance Floue.

Enfin, notre collectif vous invite à festoyer, discuter, débattre autour de la revue, de septembre à décembre, aux quatre coins de France et de Navarre (les différentes dates sont en cours de publication sur le site).

au plaisir de se retrouver donc, et des bises klakantes,

Mickaël pour Jef Klak

M  A  R  A  B  O  U  T    |    Éditorial

Il aura fallu deux ans depuis les premières discussions dans un rade jusqu’à ce pavé au creux de vos mains. Deux piges de rencontres, d’idées farfelues, d’envies folles et de ricochets.

Ce qui est beau et difficile, ce n’est pas d’éditer une revue, sans capital de départ, en toute indépendance, ni de trouver des plumes et des sujets.Ce qui est beau et difficile, c’est de fabriquer du collectif, de connaître et reconnaître l’autre, les autres, et s’interroger ensemble :

Sommes-nous condamnés à l’utopie ? À qui profite l’enquête sociale ? Les images changent-elles le monde ? Les lieux communs ont-ils été rayés de la carte ? Quels petits déjeuners pour les grands soirs ?

Entre 20 et 30 personnes selon les réunions, la météo et les humeurs, ont peu à peu construit une pensée commune. Une pensée commune, ce n’est pas une pensée bloc ni triste, c’est au contraire l’expression de contradictions, d’inconnues, de confrontations, d’enrichissements mutuels. Pour donner à nos échanges un nom collectif, nous avons choisi celui de l’homme de la rue : c’est Fulano de Tal en espagnol, Marko Marković en bosnien, madame Michu, Momo ou monsieur Dupont en Hexagone. Jef Klak, d’origine flamande l’a emporté au tie-break.

Ne pas redire. Aller chercher du politique là où il se terre, accueillir de nouveaux langages, mélanger les styles, se moquer du vrai pour lui préférer l’intense…
Aussi avons-nous choisi la contrainte, le jeu pour point de départ. Une comptine servira de fil conducteur à Jef Klak : chaque numéro aura un thème dans l’ordre de Trois p’tits chats – Marabout, Bout d’ficelle, Selle de ch’val, Ch’val de course, etc. Et chaque thème sera déplié selon les questions sociales et esthétiques que l’on pourra affronter : Marabout aborde la magie, les relations entre croire et pouvoir, Bout d’ficelle explorera les tissus – urbain, organique, textile –, les nœuds, les coutures… On vous laisse imaginer la suite.

Jef Klak se prolongera de votre lecture, des sentiments, des discussions et des joutes qu’elle suscitera.

Un collectif n’est jamais figé. Ni éternel.


Tout beau, tout chaud, le nouveau livret des animations du Grappe

Nous proposons des ateliers de formations destinés à un jeune public comme au plus expérimenté sur des thèmes d’actualité tels que l’agriculture et l’alimentation biologique, l’écologie, mais aussi sur des méthodes de communication et de gestion de groupe.

Pour accéder à notre classeur d’animations, répertoriant tous nos outils d’animation, vous pouvez cliquez ici. Pour plus d’informations sur ces dernières ou pour avoir accès aux jeux, merci de nous contacter : reseaugrappe@gmail.com / 04 67 14 30 94

Et pour plus d’informations sur le pôle animation et formation du Grappe, rends toi par là


ZAD du Testet: les aménageurs s’enferment dans la confrontation. La lutte continue et se renforce

[Communiqué]

Lundi matin 1er septembre, le déboisement a commencé sur la ZAD du Testet. Des chênes et des hêtres ont été abattus sur une petite parcelle, sous protection dense de 200 gendarmes mobiles, PSIG et brigade canine, pour certains venus de Paris. Ils ont subi un harcèlement constant par des clowns, zadistes, paysans, révoltés de tous bords. La répression a été plus brutale que lors des confrontations précédentes. Mardi matin, les forces de l’ordre sont de retour avec des engins de chantier

Ces nouveaux événements démontrent le mépris que Conseil Général du Tarn entretien pour le dialogue et pour les opposants. Il s’agit d’un passage en force que nous condamnons. Ce comportement nourrit la rage, y compris chez les opposants les plus pacifistes, et légitime pour tous des actions de plus en plus radicales. L’impression partagée est que se faire entendre nécessite de monter encore les enchères.

Nous constatons cependant une victoire. Nombre d’opposants se sont récemment résolus à l’action de terrain, et sont prêts à entraver physiquement l’avancement du projet, à immobiliser leurs véhicules sur les voies d’accès. C’est sans doute un tournant dans la forme que prend la mobilisation.

Que ceci soit bien clair pour les aménageurs, le Conseil Général et ses soutiens. Le démarrage des travaux ne marque pas la fin de la mobilisation, au contraire. Le mouvement de résistance est plus nombreux, plus solidaire, plus diversifié et plus déterminé que jamais. La répression nous rend plus forts. Notre position est claire : nous voulons l’interruption des travaux.


50 ans de Nature et Progrès en Lozère, à Chambalon

 

Du 24 août au 3 septembre à Chambalon sur le causse Méjean, à 15 minutes de Florac, sur un site enherbé et ombragé de 2 hectares, rendez-vous pour une grande semaine de rencontres actives, participatives et conviviales autour du projet associatif de Nature & Progrès.
Un village autonome ouvert et autogéré sera créé de toutes pièces par et pour les adhérents, amis, voisins et curieux, qu’ils soient du village d’à côté ou d’un pays lointain. Cet espace temporaire sera monté puis entièrement démonté pour y vivre les valeurs de l’association : entraide, militantisme, solidarité, amour et respect du vivant… Pas de foire marchande sur le site, mais des participants pour partager des moments forts de rencontre.
En bref, les groupes locaux Lozère, Gard, Hérault et Aveyron unissent leurs forces pour célébrer les 50 ans de Nature & Progrès en anticipant pour tous de quoi manger, dormir, se laver, se distraire, s’instruire, s’étonner, se rencontrer, se documenter et aussi échanger, parler, chanter, rire, expliquer, commenter, donner et recevoir ! Tous les groupes, associations, individus et collectifs locaux qui partagent ces valeurs et leur vision subjective du progrès y sont invités.

Lien vers le site pour trouver le programme: http://www.natureetprogres.org/50ans-nature-progres/fete-chambalon/

 


Jardins de l’Utopie: Invitation à une université d’été populaire d’apprentissage aux alternatives !

Les Jardins d’Utopie, c’est un potager autogéré installé depuis huit ans sur le campus de l’université de Grenoble. Nous y faisons pousser des fleurs et des légumes, sans pétrole et sans produits chimiques, avec les mains (douces…). LES DOUX DINGUES !!! C’est donc un potager public sur un espace public : ni parcelles privatives ni rapports marchands, chacun vient cultiver ou récolter ce dont il a besoin. C’est, plus largement, un espace des possibles, un lieu d’expérimentation et de construction politique.

Malheureusement, cette joyeuse initiative a un ennemi de taille : la direction des universités elle-même, qui trouve qu’ « un jardin c’est joli l’été, mais l’hiver ça perd ses feuilles ». Le plan d’urbanisation Campus 2025, c’est le plan de bataille du PRES (Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur, organe réunissant les universités grenobloises et des chefs d’entreprises) pour devenir l’université la plus innovante du moooonde. Or, les Jardins d’Utopie ne correspondent pas à l’image que les investisseurs attendent. Le PRES veut donc tout détruire pour mettre à la place une « esplanade conviviale à dominante verte ». On croît rêver.

Pour imposer leur convivialité, ils nous attaquent en justice au tribunal administratif, pour dégradation de l’espace public. Avec l’appui du préfet, ils ont fini par gagner un procès après avoir perdu le premier. A partir du 10 août, ils auront donc les pleins pouvoirs pour détruire à coup de bulldozers et de forces publiques, les fruits de huit années de joie, de subversion, de squat, et de culture potagère autogérée.

Nous ne les laisserons pas détruire les Jardins d’Utopie. Un jardin se construit sur la durée et on ne déménage pas des légumes et des arbres fruitiers. De plus, ces jardins ont été créés en 2006 pendant les mouvements anti-CPE, c’est donc un lieu d’histoire et de mémoire des luttes. Si les parcelles actuelles sont détruites par la force, nous les replanterons, encore plus grandes, encore plus visibles et encore plus joyeuses !!!

Les Jardins d’Utopie sont donc définitivement une Zone A Défendre, une ZAD politique et potagère, un espace libéré des contraintes capitalistes et urbanistiques et qui le restera seulement si nous sommes nombreuses et nombreux le jour où les pelleteuses se pointeront.

Nous appelons donc toutes les bonnes volontés à venir camper à notre université d’été, sur les Jardins d’Utopie, à partir du samedi 9 août. Le but est d’imaginer et de construire l’avenir des jardins. Ce sera l’occasion également de faire convergence des luttes, que ce soit contre le TAFTA, contre le fascisme, pour les intermittents, les cheminots, les logements, la loi Fioraso… Nous maintiendrons le campement jusqu’à ce que le PRES admette l’existence des Jardins d’Utopie à leur emplacement actuel et annule les poursuites judiciaires.

Comment aider les jardins d’utopie ?

 1) Rejoignez l’université d’été à partir du samedi 9 août !
Proposez vos idées d’ateliers et préparez le matos dont vous avez besoin : vannerie, bon plans, tricot,
droit du travail, batucada, bêchage, cuisine tchécoslovaque, bougies, illégalisme, plantes comestibles sauvages…
Apportez de quoi dormir (tentes, couvertures, bâches), de quoi bricoler (planches, clous, scies), de quoi jardiner
 (outils, graines), de quoi manger et cuisiner, des bidons plastiques pour l’eau, des couvertures…

2) Ecrivez et téléphonez au « directeur de l’aménagement durable » du campus (envoyez-nous une copie des textes) :
Adresse postale : Jean-François Vaillant - Direction de l’aménagement durable - 141 rue de la piscine BP 86 -
38 402 Saint Martin d’Hères cedex
Téléphone : 04 76 82 40 55 - Email : amenagement.durable@grenoble-univ.fr

3) Ecrivez et téléphonez aux mairies de Saint-Martin-d’Hères, Gières et Grenoble (voir bottin et internet)
4) Suivez régulièrement la situation sur Indymedia et le blog des jardins. Envoyez-nous votre contact téléphonique
 pour être prévenu si les pelleteuses menacent le jardin.
5) Diffusez cet appel dans vos réseaux
6) Faites des jardins !
Plus d’info : http://jardins-utopie.overblog.com et http://grenoble.indymedia.org
Contact : jardins-utopie@gresille.org
Jardinage collectif tous les mercredis à partir de 16h (Tram B et C, arrêt bibliothèque universitaire,
 devant la bibliothèque droit et lettre) puis campement à partir du 9 août.

Documentaire sur une coopérative solidaire et autogérée !

Le dernier film documentaire de cine rebelde <<la stratégie des concombres tordus>> est
enfin disponible en français:

http://www.cinerebelde.org/la-stratgie-des-concombres-tordus-p-121.html?language=fr

*Synopsis:*

La Gartencoop de Freiburg est un exemple réussi de mise en oeuvre d’un
modèle d’agriculture solidaire.

Ce documentaire nous montre des gens, qui face à un puissant système
agro-industriel aux conséquences économiques, sociales et écologiques
désastreuses, ont trouvé ensemble un moyen de résister et de faire émerger
une réelle alternative : << La stratégie de concombres tordus.>>

*Une production de cine rebelde, 64 min, allemand avec sous-titres en
français*

*Licence: cc-by-nc-nd*

Un film de Sylvain Darou et Luciano Ibarra
www.cinerebelde.org
www.gartencoop.org/tunsel/film
photos: http://www.gartencoop.org/tunsel/node/2058

*Toute aide à annoncer le film dans le monde francophone est la bienvenue
(articles, critiques, interviews, blogs…).*
*Contactez nous:* cinerebelde@cinerebelde.org

Nous voulions rendre le film disponible à un large public. C’est pour cela
que le film peut être vu entièrement en ligne gratuitement. Pour rendre
cela possible nous nous réjouissons de recevoir des dons ou des commandes
au <<prix solidarité>>. En faisant un don, vous soutenez les coûts de
production et permettez que d’autres films soit produits.


Soirée aux Jardins de l’Utopie: vendredi 27 juin !

En réaction au rendu du procès ( amendes et « remise en état » de la
pelouse dans un délai de deux mois à nos frais et risques) , une
nouvelle parcelle a été ouverte mercredi 18 juin aux jardins d’utopies à
l’occasion d’un rassemblement  festif de soutien. Pour une soirée, le
directeur de l’aménagement durable du “campus de l’innovation” et ses
gros bras de la sécu  ne font pas le poids face aux tomates, serpettes,
bombardes, grelinettes, pizzas, punk, jazz-trompette.

En attendant les buldozers (?), sûrement en août, vous êtes les
bienvenu.es cet été pour discuter, jardiner, prendre du bon temps,
camper, arroser, élaborer des stratégies de soutien !
vendredi 27 juin, repas et point sur la situation au jardin suivi d’une
proj/discussion sur les grands projets inutiles imposés organisée par le
collectif nddl38 et autres collectifs locaux en lutte contre les gpii
regionaux (no tav,anti A 51,chambarans sans center parcs…)

Plus d’info sur les jardins d’utopie, potagers collectifs autogérés
squattés sur la fac de grenoble-technopole depuis 2006, histoires et
péripéties récentes  ici : http://jardins-utopie.over-blog.com

au plaisir!


Appel à action le mercredi 18 juin, 19h00, Place de la Comédie (Montpellier)

Le groupe local de soutien à la lutte contre l’aéroport de
Notre-Dame-des-Landes (NDDL34) lance un appel à une action le mercredi
18 juin, 19h00, Place de la Comédie.

Nous souhaitons, lors de l’action, dénoncer les grands
projets inutiles et imposés, notamment ceux relatifs aux transports
aériens et ferroviaires. Comme vous le savez, ces
projets sont extrêmement coûteux financièrement, destructeurs de
l’environnement et des multiples tissus sociaux qui nous composent, nous
dépossédant de nos richesses et de notre liberté… C’est en unissant
nos forces que nous réussirons à faire annuler leurs projets et à
reprendre la main sur notre quotidien.

Tract Manif caravane ZAD


La pelle du 18 juin des Jardins de l’Utopie !

"Quand on parle de légumes, on pense souvent à de bons petits plats, quelques fois à des souvenirs pénibles
mais rarement à une "dégradation de l'espace public". C'est pourtant ce dont sont accusés deux malheureux
individus, pris en flagrant délit de jardinage, la bêche à la main, le 09 octobre 2013, et contraints de signer
un procès verbal établissant une "contravention de grande voirie""

Ca y est, le tribunal a statué : ils doivent payer quelques amendes et "remettre en état les lieux", comprendre :
deguerpir la queue basse et remettre du gagazon momorne en lieu et place de nos coucourgettes, conconcombre,
totomates, fleurs etc... Comme ils n'ont pas trop envie de détruire 8 ans de travaux cocollectifs, ils preferent
faire la fête et faire entendre que "nous ne nous laisserons pas bettoner" :

Mercredi 18 juin, dès 18h, viens avec ton instru, ton outil, ton piknik

Pour des actions surprises et des concerts !

sur les jardins et autour, devant la BU Droit-Lettres Campus de Grenoble
Venez enfreindre la joie dans la loi et la bonne humeur.
Nous ne nous laisserons pas betonner, viens avec ta pelle !!

+ d’infos : jardins-utopie.over-blog.com (lache tes comms’ !)

Bien sûr, ce message est à faire circuler largement si vous pouvez, plus on des fous, moins y a de technocrates.

Procès anti-pub à Montpellier

Nous sommes quatre personnes à être traduit en justice pour avoir simplement retiré une affiche publicitaire d’un  support de l’arrêt de tram “Aiguelongue” de la ligne 2, à Montpellier. Accusés abusivement de dégradations par la multinationale Etatsunienne Clear Channel exploitante du panneau, nous comparaissons en justice le 19 juin prochain, à 8h30, au tribunal de grande instance de Montpellier.

Un rassemblement et un buffet est prévu devant le tribunal avec le comité de soutien et sera l’occasion de prises de paroles.

Ce procès est moins l’occasion de défendre nos intérêts personnels (1 700€ de dommages matériels pour une simple affiche en papier) que celle de confronter la justice à la vocation de notre engagement anti-publicitaire.

La liste est longue de tous les reproches que l’on pourrait adresser à la publicité:
Les sociétés publicitaires disposent de moyens colossaux employés à la propagation d’idéologies néfastes (sexisme,  ethnocentrisme, culte de l’apparence, du “tout, tout de suite”, compétition, matérialisme, conformisme, violence, maigreur et jeunisme). En outre, la propagande y est omniprésente et liberticide (l’envoi des messages se fait à sans unique,  sans réponse possible).

L’enjeu est de savoir comment une instance de la société civile (la justice) va statuer lors d’un procès comme celui-ci.
L’intérêt collectif va t-il être reconnu face aux privilèges et aux intérêts pécuniaires d’un annonceur publicitaire?
Les rendus de jugements indulgents pour les militants sont autant de pierres apportées à l’édifice d’une législation  véritablement contraignante pour les annonceurs.

 


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